Les points de basculements.
Un tipping point, qu’on peut traduire par « point de basculement sociologique », « point critique sociodynamique », « seuil de tolérance » ou « angle de repositionnement », est une expression de la sociologie qui se rapporte à un moment dramatique où quelque phénomène singulier devient commun.
Cette expression a été créée par Morton Grodzins, qui a étudié les voisinages d’intégration américains au début des années 1960. Il a découvert que la plupart des familles blanches restaient au sein de leur voisinage aussi longtemps que le nombre de familles noires restait comparativement très petit. Mais, à un certain point, quand « trop » de familles noires arrivaient (environ 10-20 %) par rapport à la population totale), les familles blanches restantes se retiraient en masse selon un processus qualifié de « fuite blanche ». Il a appelé ce moment le tipping point.
L’idée a été répandue et consolidée par Thomas Schelling en 1972 (prix Nobel d’économie 2005). Une idée semblable est à la base du modèle du seuil de Granovetter concernant le comportement collectif.
Comment, dans ces conditions, peut-on expliquer les réticences gravissimes des pouvoirs publics et d’une grande partie de la classe politique appartenant au clan du politiquement correct face à un phénomène décrit, observé et expliqué au État Unis d’Amérique?
Ce point de basculement qui s’exprime par des expressions populaires comme « la goutte qui fait déborder le vase », le « ras-le-bol » de la différence. Un dépassement du seuil de tolérance qui arrive désormais dans notre pays mais aussi s’étend en Europe où les observateurs enregistrent la montée de la xénophobie et la percée des partis nationalistes.
Il ne faut pourtant pas être grand clerc pour comprendre que les points de basculement régissent tous les aspects de notre monde: matériels comme intellectuels, biologiques comme démographiques. Les points de basculement auraient dû toujours rester dans comme des prorités dans les réflexions des esprits des humains. Cette crainte d’atteindre ces points de basculement à partir desquels tout se délite, tout se déchire, aurait été salutaire pour faire entrer l’espèce humaine dans la Sagesse en les incitant à rester humbles devant la vie.
Mais il n’en a rien été? Et il n’en est toujours rien.
Pire encore: cette absence de lucidité oppose les Français entre eux. Pour les uns, se revendiquant d’un humanisme exacerbé, la tolérance est sans limite. Ces humanistes, qu’on doit malheureusement qualifiés d’irresponsbales, conspuent leurs compatriotes pour lesquels la tolérance a au contraire des limites et des seuils en les montrant du doigt et les qualifiant de « nauséabonds ». Alors même qu’ils avaient condamné l’ évocation d’une odeur lors d’une déclaration de Jacques Chirac alors que ce dernier était en visite en banlieue, on constate que l’esprit républicain de ces gens n’est pas à la hauteur de leurs idéaux.
Il suffit en outre d’écouter et de lire les réactions des socialistes et autres adeptes du « Front Républicain » pour lesquels les électeurs du Front National sont des « Gros Cons » pour comprendre que la démocratie française touche à sa fin.
Mais il n’en a rien été? Et il n’en est toujours rien.
Pire encore: cette absence de lucidité oppose les Français entre eux. Pour les uns, se revendiquant d’un humanisme exacerbé, la tolérance est sans limite. Ces humanistes, qu’on doit malheureusement qualifiés d’irresponsbales, conspuent leurs compatriotes pour lesquels la tolérance a au contraire des limites et des seuils en les montrant du doigt et les qualifiant de « nauséabonds ». Alors même qu’ils avaient condamné l’ évocation d’une odeur lors d’une déclaration de Jacques Chirac alors que ce dernier était en visite en banlieue, on constate que l’esprit républicain de ces gens n’est pas à la hauteur de leurs idéaux.
Il suffit en outre d’écouter et de lire les réactions des socialistes et autres adeptes du « Front Républicain » pour lesquels les électeurs du Front National sont des « Gros Cons » pour comprendre que la démocratie française touche à sa fin.
Dans ces conditions comment espérer un avenir paisible à des Français et des européens qui ne se sentent plus chez eux.
La montée en puissance politique de Marine Le Pen s’explique par le fait qu’elle a compris avant les autres politiciens que deux points de basculement ont été atteints:
- en premier (axe primordial) un seuil économique qui survient avec la mondialisation et le libéralisme entrainant la paupérisation des familles, un chômage endémique et l’absence de perspectives rassurantes.
- en deuxième un seuil social à cause d’une immigration non contrôlée, cause d’une promiscuité de plus en plus mal vécue avec des populations et une religion dont ils savent désormais qu’ils sont incompatibles avec l’esprit républicain.
C’est en s’appuyant sur ces deux axes que le Front national parviendra un jour au pouvoir. Si ce n’est pas en 2012, ce sera pour plus tard. Malgré tout, les explosions sociales , culturelles et ethniques apparaîssent malheureusement invétables si des mesures préventives ne sont pas prises rapidement par l’ensemble de la classe politique.
Quelles mesures ?
- un arrêt net et brutal de l’immigration
- exiger la pratique d’un islam de France (et non un islam en France).
Si ces deux mesures ne sont pas prises rapidement il n’y aura point de salut.
POINT DE BASCULEMENT DÉMOCRATIQUE
Voici un évènement qui pourrait bien sonner le glas de la démocratie française. Un point de basculement que nous pressentions depuis un moment et qui s’inscrit dans la vision apocalyptique de 2012 prévue par les Incas il y a 1000 ans environs. Nous vous présentons une proposition lue sur le site Terra Nova que nous reproduisons en copier/coller.
Terra Nova vient de publier un rapport d’Olivier Ferrand, « Réformer l’élection présidentielle, moderniser la démocratie », qui détaille l’ensemble des défaillances du cadre électoral français vieillissant. Sa principale défaillance, c’est son mode de scrutin. Dysfonctionnel, il pourrait déboucher en 2012 sur un accident démocratique majeur : la qualification en finale, et donc la mise au centre du jeu politique, de Marine Le Pen, la candidate la plus rejetée, la « dernière » de la classe politique ; voire l’élimination au premier tour du « meilleur » candidat, celui qui recueille l’assentiment majoritaire des Français. Dans cette note, deux chercheurs à Polytechnique, Michel Balinski et Rida Laraki, détaillent la proposition phare de réforme contenue dans le rapport, et dont ils sont à l’origine : la suppression du scrutin majoritaire à deux tours et son remplacement par le « jugement majoritaire ». Un sondage d’Opinionway comparant le scrutin actuel et le « jugement majoritaire » permet d’identifier les apports de ce nouveau mode de scrutin. Il remet notamment à sa vraie place la candidate du Front national, qui passe de la deuxième place à la dernière.
Olivier Ferrand et ses amis intellectuels de gauche lancent le 13 mai un nouveau «think tank», Terra Nova. Objectif : donner un second souffle au PS.
Un second souffle?
Ben dites-donc!
Il nous faut maintenant surmonter notre indignation et travailler à désamorcer cette bombe démocratique lancée par Terra Nova. Car changer de mode de scrutin juste avant les élection présidentielled afin d’éliminer une candidate qui est censée être rejetée par une majorité de français (ce qui reste à démontrer) s’apparente à un déni démocratique et une injure lancée à une grande partie des électeurs français qui descendront dans la rue.
Nous prendrons donc le temps d’argumenter notre riposte après une étude profonde de ce rapport d’Olivier Ferrand.
