10 mai 2016 ~ 0 Commentaire

Transhumanisme : homme herculéen et homme prométhéen.

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La différence première entre les paganismes indo-européens et les monothéismes abrahamiques est la suivante:

- dans les premiers, la chaos existe primordialement, et les dieux viennent l’ordonner.

- dans les seconds, c’est un dieu unique qui crée ex nihilo toutes choses.

On y voit la disparité essentielle entre les deux races, l’aryenne et la sémite : pour la première, l’homme peut tendre vers le divin en imitant les dieux, c’est à dire en ordonnant la Nature pour passer de l’état de chaos à celui de cosmos, mais sans jamais aller contre l’ordre des choses, car cet homme aryen sait que de la Nature il fait partie, et que la malmener équivaudrait à se brutaliser lui-même. D’où la création, par lui de paganismes panthéistes, mais aussi, une mentalité volontaire et aventureuse, faite de dépassement de soi constant, exempte de fatalisme et de soumission.

Pour la seconde en revanche, l’homme est une simple création d’un dieu omnipotent et irascible, qui lui a toutefois donné la Nature pour qu’il en dispose à sa guise, comme un gouvernement ploutocratique veille à ce qu’en dessous du prolétariat exploité existe une sous-classe sociale d’assistés afin que les travailleurs aient l’impression qu’aller peiner pour leur patron huit à dix heures par jour soit une forme de dignité ; d’où une mentalité mesquine et revancharde, et un mépris de l’animal allant jusqu’à une cruauté d’autant plus grande que celui-ci est biologiquement proche de l’homme, et lui fait confiance. Le monothéiste abrahamique se conduit avec ses animaux familiers comme son dieu avec lui : l’écrasant au gré de sa fantaisie, selon des règles édictées, et compréhensibles, par lui seul.

 

L’homme de race supérieure, c’est Hercule, qui agit en accord avec l’ordre naturel des choses. Hercule est une demi-dieu, donc métaphoriquement la surhomme nietzschéen, qui sait que l’accession à la divinité est en lui et non au-dehors, et qu’elle ne pourra se faire qu’en respectant sa nature profonde – donc sa nature biologique. C’est, par exemple, le scientifique qui consacre son existence à la recherche pure en laissant à d’autres les applications pratiques de ses découvertes, ou le guerrier qui après une victoire part chercher un autre champ de bataille, abandonnant aux autres les avantages de son succès militaire. Dans ce désir de dépassement, l’homme de race supérieure, l’homme herculéen, est toujours en état de tension métaphysique : cette idée de tension, même un chrétien comme Pascal l’exprime dans sa définition de l’homme comme une corde tendue au-dessus de l’abîme entre la bête et l’ange – preuve que bon sang ne saurait mentir, même après mille ans de conditionnement religieux sémitique!

 

L’homme de race inférieure, c’est Prométhée, le chapardeur qui vole ce qu’il ne peut créer, l’être fourbe et rusé qui croit pouvoir aller contre les lois naturelles : il dérobe le feu et l’insuffle aux hommes de basse caste, de classe inférieure, mais au lieu d’allumer des brasiers libérateurs et sublimants, ne déclenche que de médiocres et fumeuses loupiotes. L’homme prométhéen, c’est le marxiste qui veut mettre toute la connaissance à la portée de tous en croyant ainsi les élever, mais n’aboutit qu’à abaisser la première au niveau des seconds; c’est le colonisé chromatoderme ou monopalpébral que le colonisateur blanc a imprudemment instruit dans ses écoles, et qui de retour parmi les siens sème dans leurs esprits des bribes de ce savoir dont ceux-ci ne comprennent que les aspects les plus terre-à-terre; c’est le bourgeois qui continue à accumuler les possessions matérielles, moins pour les avoir que pour en priver son voisin, et ainsi acquérir artificiellement un semblant de cette supériorité intrinsèque dont il se sait dépourvu; c’est le rappeur mélanoderme qui concasse des airs composés par des musiciens infiniment plus doués que lui, et revend ses déjections sonores pour pouvoir se payer des colifichets aurifères; c’est le juif qui, rageant de ne pouvoir accéder à l’élévation d’esprit de l’aryen, lui dérobe ses inventions pour en développer à outrance les seuls aspects utilitaire et commercial, et s’en sert pour l’assujettir par une « religion du travail » débilitante, cette « mystique de la bête de somme et de production » dénoncée par Evola dans « L’arc et la massue »; c’est, enfin, « l’homme de gauche » qui croit pouvoir faire fi des lois sociales naturelles, c’est-à-dire raciales et biologiques, pour les remplacer par des règles artificielles égalitaristes et uniformisantes, telle la « théorie du genre » et autres aberrations.

 

L’homme herculéen se sait l’allié des forces naturelles et y puise sa sérénité; sa supériorité, innée, lui est si naturelle qu’il n’en a souvent même pas conscience! L’homme prométhéen, en revanche, a constamment besoin d’être rassuré, de se voir dans le regard d’autrui pour être certain qu’il existe, et de ce fait ne supporte ni ne tolère la moindre critique. C’est pourquoi il a inventé ces religions intransigeantes et étouffantes que sont les monothéismes abrahamiques, alors que l’homme herculéen s’est donné les spiritualités païennes, écologiques et créatives, faites moins d’interdits que d’encouragements à la découverte.

L’homme prométhéen sera donc fréquemment un métis, qui sait ne pouvoir compter sur une autodiscipline naturelle à cause de son hérédité psychique hétérogène, et donc avoir besoin d’une autorité transcendante coercitive. En revanche l’homme herculéen sera le plus souvent de race pure, son ascendance psychique homogène lui garantissant des choix de vie justes, et un calme spirituel immanent. Il n’a pas besoin d’une religion lui disant « Ton Dieu l’Eternel te donne »², qui s’agisse de concret (un lieu de vie) ou d’abstrait (une supériorité) car ce qu’il veut, il le crée par lui-même, et ce qu’il a, il le porte déjà en lui.

Constamment en proie au doute et à l’incertitude, l’homme de race inférieure a toujours été à l’origine des doctrines universalistes, qui veulent imposer une fois pour toutes une vérité et une seule. L’homme de race supérieure ne craint pas celui qui pense autrement, puisque fort d’une paisible certitude il ne voit dans la vérité d’autrui qu’un objet d’étude, de curiosité, voire de stimulation intellectuelle. Pour cette raison il ne craint pas l’Autre qu’il fréquente quotidiennement, la Femme, et c’est pourquoi le monde païen ne culpabilisait pas le sexe, et pouvait même aller jusqu’à lui accorder une valeur sacrée. Mais, fidèle à sa vision pluraliste des choses, il pensait que ce n’était qu’une voie parmi d’autres pour accéder à un sens supérieur de l’existence. Les monothéismes, fruits de l’imagination craintive de gens de peu de valeur, ont quant à eux souvent professé une haine théologique de l’acte sexuel³, invitant au refoulement, à la glorification de la laideur et à la « mortification de la chair » jugée ennemie de l’esprit : c’est dire à quel point ces monothéistes sont peu sûr d’eux! Les civilisation païennes se sont toujours signalées par la reconnaissance de l’importance, voire même de la sacralité, de la sexualité, par un refus de toute sexophobie (y compris la pénalisation de l’homosexualité) et par une vision charnelle du monde excluant toute transcendance humiliante et incapacitante mais glorifiant la Femme, non seulement comme Déesse-Mère mais également comme déesse de la sexualité et de la guerre (les Anann et Morrigan celtes, la Freyja nordique).

 

 

http://sororite-aryenne.com/lhomme-herculeen-et-lhomme-prometheen/

 

 

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