19 mai 2016 ~ 0 Commentaire

Avant le « Ça va mieux » de Hollande, que disaient ses prédécesseurs pour sauver leur bilan ?

umps

Depuis qu’il énonce sa formule « ça va mieux » pour défendre son quinquennat, François Hollande suscite tous les sarcasmes à droite comme à gauche et l’incrédulité de l’opinion. Ses prédécesseurs s’en sortaient-ils mieux ? Remontons un peu le temps.

Une fin de mandat présidentiel est traditionnellement difficile à gérer dans notre pays. Depuis 1965, aucun président en exercice et disposant d’une majorité n’a été réélu. Outre le général De Gaulle, les deux réélections, celles de François Mitterrand puis de Jacques Chirac, n’ont été possibles qu’après des années de cohabitation.

Depuis un mois, la stratégie adoptée par François Hollande, consistant à expliquer aux Français que « ça va mieux », en se basant sur les statistiques du chômage, de la croissance ou encore des exportations, passe plutôt mal. L’opposition et une partie de la gauche le jugent « hors-sol », et l’opinion ne partage pas cet optimisme. La méthode est-elle propre à François Hollande ? Ses prédécesseurs étaient-ils plus convaincants. Jetons un bref coup d’œil aux archives. On y découvre à quel point il est difficile de défendre un bilan présidentiel, surtout en pleine crise.

► 1981 : quand Giscard « faisait face » à la crise
A la fin du mandat de Valéry Giscard d’Estaing, début 1981, ce dernier annonce être candidat à sa réélection en se présentant comme le seul rempart face à la gauche. La France est alors sonnée par la crise pétrolière et son chômage explose littéralement, en particulier chez les jeunes. Le chef de l’Etat est alors conscient de la gravité de la situation. Mais, assure-t-il, « dans la crise économique la plus grave depuis 50 ans, la France a fait face et a préparé son avenir, elle a amélioré son niveau de vie, sa justice sociale ». VGE assure aussi avoir « cherché et compris ce qui doit être fait pour que la France soit heureuse et fière et s’adapte au monde qui vient ». On connaît la suite.

François Hollande est engagé depuis un mois dans la défense de son bilan à un an de la présidentielle.

CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Photo:

Une fin de mandat présidentiel est traditionnellement difficile à gérer dans notre pays. Depuis 1965, aucun président en exercice et disposant d’une majorité n’a été réélu. Outre le général De Gaulle, les deux réélections, celles de François Mitterrand puis de Jacques Chirac, n’ont été possibles qu’après des années de cohabitation.

Depuis un mois, la stratégie adoptée par François Hollande, consistant à expliquer aux Français que « ça va mieux », en se basant sur les statistiques du chômage, de la croissance ou encore des exportations, passe plutôt mal. L’opposition et une partie de la gauche le jugent « hors-sol », et l’opinion ne partage pas cet optimisme. La méthode est-elle propre à François Hollande ? Ses prédécesseurs étaient-ils plus convaincants. Jetons un bref coup d’œil aux archives. On y découvre à quel point il est difficile de défendre un bilan présidentiel, surtout en pleine crise.

A LIRE AUSSI
>> « Ça va mieux, assure François Hollande… Mais qu’en pensent les Français ?

>> « Ça va mieux », le nouveau mantra qui fait ricaner Twitter et l’opposition
>> « Le Président n’a plus qu’à espérer un miracle »

► 1981 : quand Giscard « faisait face » à la crise
A la fin du mandat de Valéry Giscard d’Estaing, début 1981, ce dernier annonce être candidat à sa réélection en se présentant comme le seul rempart face à la gauche. La France est alors sonnée par la crise pétrolière et son chômage explose littéralement, en particulier chez les jeunes. Le chef de l’Etat est alors conscient de la gravité de la situation. Mais, assure-t-il, « dans la crise économique la plus grave depuis 50 ans, la France a fait face et a préparé son avenir, elle a amélioré son niveau de vie, sa justice sociale ». VGE assure aussi avoir « cherché et compris ce qui doit être fait pour que la France soit heureuse et fière et s’adapte au monde qui vient ». On connaît la suite.

1983 : Pierre Mauroy annonce… la fin de la crise
A l’époque, déjà, la séquence avait fait hurler l’opposition. Pour le communicant Thierry Saussez, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy sollicité par metronews, les mots employés par Pierre Mauroy en février 1983 sont dans la droite ligne de la formule « ça va mieux » utilisée aujourd’hui par François Hollande. Lors d’une émission télévisée, le Premier ministre de François Mitterrand avait osé ce constat : « Finalement, les gros problèmes sont derrière nous. La politique du gouvernement est fixée, et tous les indicateurs… pratiquement tous les indicateurs se remettent tranquillement au vert ». « Pratiquement », c’est une façon de voir les choses : le chômage va gonfler de 1.5 million de personnes et, un an et demi plus tard, Pierre Mauroy et son gouvernement devront laisser la place à l’équipe de Laurent Fabius, qui incarnera le tournant de rigueur du premier septennat socialiste.

 

► 2006 : pour Chirac, « la croissance est solide »
Lâché par l’opinion, qui n’attend plus que son départ, Jacques Chirac se livre, le 31 décembre 2006, à un bilan de son second mandat teinté d’autosatisfaction. Alors qu’il a mis dans la rue près d’un demi-million de manifestants contre le CPE, le chef de l’Etat vante son action et estime que la France va mieux. « Avec l’action du Premier ministre et de son gouvernement, le chômage baisse, la croissance est là et elle est solide, nos retraites et notre Sécurité sociale se réforment et c’est la garantie de l’avenir. » Tant d’optimisme pouvait mettre la puce à l’oreille. A juste raison : les mois et les années qui ont suivi ont démontré que rien n’était réglé, ni pour la croissance, ni pour les retraites, et encore moins pour le chômage.

 

► 2011 : « La France a tenu »
Fin 2011, pas encore candidat à sa réélection, Nicolas Sarkozy est déjà engagé dans la défense de son bilan. L’angle d’attaque est tout trouvé : « la crise (de 2008) a provoqué beaucoup de souffrance dans le monde, elle en a provoqué en France », explique-t-il en juin de cette année. Mais, assure le président, « moins qu’ailleurs ». « Je ne sous-estime pas la souffrance de nos compatriotes face à la crise », poursuit-il (à la manière de François Hollande aujourd’hui), « mais moins que dans d’autres pays. On n’est pas passé loin de la catastrophe ». En réalité, le chômage ne cessera d’augmenter entre 2008 et 2015 et la croissance française, à partir de la récession de 2009, sera quasiment à l’arrêt les années suivantes. Conscient de la gravité de la situation, Nicolas Sarkozy expliquera, lors des vœux pour 2012, que les Français devront être « courageux et lucides ». Malgré tout, il osera réitérer le diagnostic selon lequel « la France a tenu, a résisté ». Grâce à ses réformes, bien sûr.

 

 

http://www.metronews.fr/info/videos-avant-le-ca-va-mieux-de-hollande-que-disaient-ses-predecesseurs-pour-sauver-leur-bilan/mper!Ujm2H4qRX8VJ6/

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Demain, quelle France ? |
Meulanbleumarine |
Gemini0planet |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Informaction
| Un supermarche à ceyzeriat ...
| Tous Unis pour le Canton d&...