06 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

À Berlin, le bunker d’Hitler bientôt ouvert au public.

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Une réplique de l’abri souterrain dans lequel le Führer s’est suicidé le 30 avril 1945 va devenir un musée. Un parcours pédagogique veut éviter d’en faire un «Disneyland» de l’horreur. Certains historiens allemands disent leur crainte de voir se développer un «tourisme nazi».

Jusqu’à présent, un simple panneau informatif signalait l’ancienne présence du bunker d’Adolf Hitler dans une rue du centre de Berlin. Le dernier refuge du dictateur a été détruit à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Il n’y a plus rien à voir: l’endroit est devenu un parking. Les autorités allemandes ont toujours refusé d’installer le moindre signe ostensible rappelant le passé, de peur que des nostalgiques du IIIe Reich s’y retrouvent en pèlerinage. À deux pas, il y a au contraire le mémorial de l’Holocauste et, non loin, le musée «Topographie de la Terreur», qui raconte l’histoire du nazisme et son implantation dans la capitale allemande. Mais l’époque a changé.

Malgré les polémiques qu’il a pu susciter, le bunker où le dictateur s’est suicidé le 30 avril 1945 va bien rouvrir. Ou tout du moins une réplique à un kilomètre de là dans un ancien abri anti-aérien de la ville. Dans l’enceinte, derrière des murs de 3,80 mètres d’épaisseur, le dernier bureau et la dernière chambre du Führer ont été reconstitués. On y voit un portrait de Frédéric II au mur, une statue de chien, une bouteille à oxygène près de la table de travail… La reconstitution n’est pas totalement exacte, ont relevé des spécialistes. «Le sofa était différent», disent-ils.

«Il ne s’agit pas de faire un “Hitler-show”»

Avec son air de «Disneyland» du nazisme, l’initiative, soupçonnée de rechercher le «tape-à-l’œil», a laissé beaucoup de commentateurs dubitatifs. Les historiens allemands craignent une dévalorisation de la mémoire si elle n’est pas accompagnée d’explications. Pis encore, le développement d’un «tourisme nazi». C’est pourquoi le nouveau musée a aussi choisi de proposer un parcours complet d’une heure et demie dont le «bunker d’Hitler» n’est que la conclusion.

Au préalable, la vie dans l’abri anti-aérien est racontée en détail, pour montrer la réalité du conflit. L’endroit était censé pouvoir contenir 3.500 personnes. À la fin de la guerre, ils étaient 12.000 à s’y entasser dans la saleté la plus extrême pour se protéger des bombardements. «Il ne s’agit pas de faire un “Hitler-show”», a assuré l’historien Wieland Giebel, du Berlin Story Museum.

Le succès devrait être au rendez-vous et la curiosité massive. Pour l’historien Adam Kerpel-Fronius, cité par le Tagesspiegel, «tous ceux qui viennent à Berlin et qui s’intéressent à l’histoire s’étonnent de ne trouver qu’un parking là où se trouvait le bunker d’Hitler». Ils pourront désormais mieux se représenter les derniers jours de la bataille de Berlin. Les responsables du Berlin Story Museum ne redoutent pas non plus un afflux de visiteurs d’extrême droite. «En règle générale, les néo-nazis ne veulent pas voir où Hitler est mort», a expliqué Enno Lenze, l’un des organisateurs de l’exposition.

 

http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2016/10/28/03015-20161028ARTFIG00235–berlin-le-bunker-d-hitler-bientot-ouvert-au-public.php

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