22 février 2017 ~ 0 Commentaire

Si l’apocalypse arrive, les « Preppers » ont tout prévu.

prep

Preppers, ou le besoin d’être simplement prévoyant de la part de certains individus ainsi que de se distancier des connotations sectaires, extrémistes, et/ou ultra-individualistes collant au survivalisme, en particulier aux États-Unis, a donné naissance au terme « prepper » (de prepping : diminutif informel de « se préparer »).

Ainsi des réseaux de « preppers » ont vu le jour au Canada et aux États-Unis (comme l’American Preppers Network) et de plus en plus en France. Ces développements ont conduit Gerald Celente, le fondateur du « Trends Research Institute » à relever l’émergence de ce qu’il appelle le Néosurvivalisme. Il définit ce phénomène dans une interview accordée à Jim Puplava en décembre 2009 :

(dans) les années ’70, la seule chose que l’on voyait était un seul élément du survivalisme : la caricature, le gars avec son AK-47, se dirigeant vers les collines avec assez de munitions, de porc et de haricots pour traverser la tempête. Le Neosurvivalisme est très différent de ça. On observe des citoyens ordinaires, prenant des initiatives futées, se diriger dans un sens intelligent afin de se préparer au pire. (…) Il s’agit donc d’un survivalisme de toutes les façons possibles : cultiver soi-même, être auto-suffisant, faire autant que possible pour se débrouiller aussi bien que possible par soi-même. Et cela peut se faire dans des zones urbaines, semi-urbaines ou à la campagne. Cela veut dire également : devenir de plus en plus solidement engagé avec ses voisins, son quartier. Travailler ensemble et comprendre que nous sommes tous dans le même bain. Le meilleur moyen d’avancer c’est en s’aidant mutuellement.(…)

 

Selon une étude de Bertrand Vidal, une évolution du survivalisme s’est bien produite au début du xxie siècle :

Si au départ l’on pouvait dire qu’il existe une unique population survivaliste qui pouvait se définir racialement, politiquement, économiquement et autres, aujourd’hui le mouvement est protéiforme, multiple, trans-générationnel. Tout le monde peut, un jour, devenir survivaliste.
Le « prepper », s’il ne diffère pas du survivaliste quant aux pratiques mises en œuvre pour la survie (…), la préparation au pire se présente plutôt comme un mode de vie, une attitude quotidienne que comme un moyen de survie.

 

L’étude cite le survivaliste français Vol West, vivant aux États-Unis :

Quand je stocke six mois de nourriture comme le faisaient nos ancêtres, ce n’est pas dans l’anticipation de la fin du monde, mais bien dans une intention d’indépendance face à un système juste-à-temps.

 

https://nopanic.fr/preppers-cest-quoi/

 

Gigantesque crise économique, catastrophes naturelles à la chaîne ou pandémies… Quelle que soit la forme que prendra l’apocalypse, les « Preppers » sont préparés à l’affronter. Stocks de nourriture, abris souterrains, papier toilette réutilisable, recettes spéciales à base d’aliments en conserve : ils ont tout prévu.

Rien d’étonnant à ce que la communauté des « Preppers » (littéralement, ceux qui se préparent) soit née aux Etats-Unis, pays où le principe d’autosuffisance est une des valeurs fondatrices. Sur son site, l’un d’entre-eux explique les raisons qui l’ont fait passer à un mode de vie « survivaliste ». « En mai dernier, j’ai eu une révélation : les pires moments sont à venir. J’avais prédit la crise financière que nous traversons et je ne pense pas que les choses vont s’arranger. Je sais maintenant que notre économie mondialisée n’était rien de plus qu’une gigantesque pyramide de Ponzi et j’en conclus que le seul moyen de se protéger de l’effondrement de ce modèle est de se préparer à vivre en autosuffisance. »

Les « Preppers » se préviennent sur Internet des dangers et s’échangent des tuyaux pour fabriquer soi-même des lampes ou même des serviettes hygiéniques.

Pour la plupart d’entre eux, défendre leurs réserves fait partie des préparatifs, ils sont par conséquent de fervents défenseurs du port d’armes. Les femmes « preppers », quand à elles, sont passées maîtres dans l’art de stocker des années de provisions et elles inventent des recettes pour cuisiner les conserves, les surgelés ou les produits lyophilisés.

Tom Martin, chauffeur-routier, vit dans l’Idaho. Il y a un plus d’un an, il a créé le « Réseau Prepper américain ». A l’origine, c’était un ensemble de blogs, aujourd’hui c’est une organisation qui rassemble les « Preppers » et centralise les informations sur les préparatifs les plus efficaces.

Ce qui détermine la bonne façon de vous préparer, c’est l’endroit où vous vivez. En Floride ou en Louisiane, on doit se préparer aux ouragans et aux éventuelles inondations, alors qu’en Californie on risque des tremblements de terre.

Dans les grandes villes, les gens sont sous la menace d’attaques terroristes ou d’une brusque augmentation de la criminalité. Cela dit, si vous êtes prêt pour une catastrophe, c’est-à-dire si vous avez un bon équipement d’urgence et que vous connaissez les gestes de premiers secours, cela vous aidera dans de multiples circonstances.

Je vis dans une zone rurale très peu peuplée. Et dans l’Idaho, nous avons de très forts blizzards l’hiver et des incendies de forêts l’été. Mais nous avons du bétail et nous cultivons nos propres fruits et légumes donc je n’ai pas besoin de stocker des années de nourriture.

Nous gardons de quoi tenir pendant deux ou trois mois au cas où il y aurait une sécheresse ou un hiver particulièrement rigoureux, mais je peux aussi chasser ou cultiver mon jardin. Nous avons accès à de l’eau de source car il y a une rivière qui passe à côté de la maison. Et nous avons aussi un poêle qui chauffe la maison et que nous utilisons pour cuisiner, ainsi qu’une réserve de bougies pour ne pas avoir à s’inquiéter des coupures de courant.

Mais je pense qu’il est plus important de se préparer quand on est dans une grande ville, car l’éventail des catastrophes est plus large. Il est vrai que c’est aussi plus compliqué – il y a moins de ressources naturelles et moins d’espace de stockage – donc les gens préfèrent ne pas y penser. Mais ce n’est pas la bonne solution : après l’ouragan Katrina, des centaines de familles n’avaient rien à manger ou à boire pendant des semaines et le gouvernement a été critiqué pour ne pas avoir envoyé d’aide assez rapidement. Mais si ces gens s’étaient préparés, ils auraient eu de quoi tenir en attendant les secours et moins de monde aurait souffert. Si on utilise son espace intelligemment, on peut se préparer à tout. « 

 

http://observers.france24.com/fr/20100311-apocalypse-arrive-preppers-ont-tout-prevu-catastrophe-survivalisme-etats-unis

 

 

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